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Histoire

Histoire

À l’instar d’autres îles des Petites Antilles, la Guadeloupe est probablement occupée par des groupes amérindiens précéramiques à partir de 3000 av. J.-C. comme semble l’indiquer la découverte récente de traces de culture sur brûlis sur l’île de Marie-Galante. Vers le début du premier millénaire, des groupes amérindiens agro-céramistes migrent depuis le nord du Venezuela dans tout l’arc antillais. Ce sont les indiens Arawaks . C’est sans doute tardivement, peut-être autour du XVe siècle, qu’une nouvelle population migre dans l’arc antillais depuis le Plateau des Guyanes. Ces peuples, les Kalinagos ou Caraïbes insulaires décrits par les Espagnols à leur arrivée dans les Petites Antilles.

Cette période tardive est marquée par l’évidence de contacts avec les Taïnos des Grandes Antilles. Selon une thèse aujourd’hui sujette à controverse, les « Arawaks » auraient été massacrés à l’arrivée des Indiens Caraïbes, un peuple décrit par les chroniqueurs espagnols comme guerrier et pratiquant le cannibalisme.
Ces Indiens baptisèrent l’île Karukera (« île aux belles eaux » en langue caraïbe) ; ils sont les principaux occupants des lieux jusqu’au milieu du XVIIe siècle, c’est-à-dire peu de temps après l’installation des Français en 1635, mais bien après l’arrivée des premiers Européens.

L’histoire moderne de la Guadeloupe commence en novembre 1493, lorsque Christophe Colomb aperçoit, lors de son deuxième voyage,La Désirade puis Marie-Galante et arrive sur l’île de la Basse-Terre le 4 novembre où il débarque. Il note l’importance de la présence de l’eau, notamment en voyant les chutes du Carbet. Il nomme l’île Santa Maria de Guadalupe de Estremadura en hommage au monastère espagnol où Christophe Colomb fit un pèlerinage après son premier voyage au Nouveau Monde en 1492 et vint remercier pour cette découverte15. Dès 1502, l’archipel de la Guadeloupe est précisément indiqué dans toutes ses composantes (les cinq îles) sur le planisphère de Cantino indiquant l’importance et la connaissance du lieu par les premiers navigateurs européens. La Guadeloupe est alors peuplée par les Caraïbes, peuple amérindien présent sur l’île depuis le VIIIe siècle.

En 1641, se termine la guerre entre colons et Caraïbes. Ces derniers, déjà diminués par les maladies et les massacres depuis les premiers colons espagnols, sont envoyés sur l’île de la Dominique.
en 1671: la traite négrière est ouverte à tous les ports Français. Les pratiques religieuses européennes, couplées à de longues pratiques militaires, étaient jugées plus ritualisées et ordonnancées que celle des amérindiens. Des engagés de 36 mois sont utilisés pour la fortification de l’île. Une fois affranchis, ils obtiennent des lopins de terre. Les plus riches planteurs de café, de canne à sucre et de coton recherchent alors une nouvelle main d’œuvre meilleur marché, en s’inspirant du succès des planteurs de sucre de la Barbade.
Le choix des noirs comme esclaves est lié à des critères géographiques, comme le climat, mais surtout théologiques, avec l’accord de la papauté. Pour perdurer, l’ère de prospérité des colons nécessitait l’institutionnalisation de l’esclavage (codification). La très rentable culture du sucre, que se disputent anglais et français, rapportait beaucoup d’impôts aux Métropoles, générant des travaux de fortification, menés d’une main de maître par Louis XIV, Vauban et relayées par les anglais.
Une société opulente, très hiérarchisée, s’organise, tirant ses principes de fonctionnement des ordres à la fois militaires et religieux.
Les esclaves noirs, d’origines diverses, subirent eux des problèmes de langues et de coutumes ancestrales qui aboutirent à la création de la langue créole et de la culture du même nom.

Extraits : Wikipedia